Je viens de faire un tour dans mon historique de blog. Je ne me rappelais ABSOLUMENT pas que j'avais écrit tous ces posts pendant que j'allais mal.

J'ai tendance (ou j'avais) à effacer de ma mémoire ce qui me pèse trop.

Quand on me demande quand j'ai fait mon burn-out (dieu que je déteste ce mot...) je ne sais pas quoi répondre. Je sais que cela fait vaguement 3 ans et des poussières. Si vraiment je veux répondre je dois prendre un papier et un stylo et écrire grâce aux années scolaires un compte à rebours pour retrouver le début.

Bref, tout cela est bien derrière moi et si j'en doutais encore le tsunami qui nous a frappés à la maison fin  décembre, a fini par me convaincre... Me convaincre que j'vais repris le dessus et que j'étais forte, plus que je ne le pensais...

Tsunami c'est ce que je trouve de plus parlant pour décrire mon monde qui s'écroule en quelques secondes.

Le 29 décembre mon mari, l'Homme avec qui je partage tout depuis 26 ans et demi a fait un AVC.

Ca aurait pu être un non retour sans Naïma, notre ange-gardien qui est passée à la maison à l'improviste, sans H qui a réussi à se lever pour lui ouvrir car ses clés étaient dans la serrure, sans l'appel de Naïma pour me dire qu'elle avait trouvé H bizarre, sans mes hurlements hystériques quand je l'ai eu au téléphone et que j'ai compris qu'il faisait un AVC, sans la rapidité du SAMU, sans... On a eu TELLEMENT de chance...

En quelques secondes tout bascule et on n'a pas d'autre choix que de foncer.

Alors voilà, cela fera bientôt quatre mois.

C'est court quatre mois, mais moi ça me semble une éternité...

Alors l'Homme va bien, aussi bien que possible. Les séquelles restantes sont minimes (si je puis dire). La neurologue qui l'a vu il y a une semaine l'a accueilli par un "Bonjour, Monsieur le miraculé !". Elle lui a dit qu'elle n'avait jamais vu cela (tant mieux pour nous !).

Une dissection de la carotide (un AVC bien méchant avec 20% de chances de survie seulement) due à un virus... 

Bref, pendant ces mois, pas d'autre choix que d'avancer, même si on a l'impression d'être tout en haut d'un pic et que tout, absolument tout, en-dessous de ce pic rocheux s'est effondré.

Mais on tient, pour lui, pour les filles, pour soi aussi, pour espérer retrouver la vie d'avant, qui ne sera plus la même, mais retrouver le bonheur d'être tous les quatre, ensemble, heureux, confiants.

A aucun moment je ne me suis sentie déprimée. Fatiguée, épuisée oui, mais déprimée non. Des petits coups de mou oui mais pas plus que ça.

Bref, depuis un moment j'ai repris la lecture aussi, je dévore. J'ai envie de partager. Plus que sur IG.

Alors à très vite si je m'y tiens.

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